Publications et conférences

Publications

Papier machine (2019)

La revue Papier Machine, couverture de la numéro 8 e t1/2 (2019)
La revue Papier Machine, couverture de la numéro 8 e t1/2 (2019)

« Papier Machine est une revue de création, une publication hybride qui accueille tous celles qui veulent s’immiscer avec politesse (ou fracas) dans les interstices de la langage et de la langue française. »

Article de Roberte la Rousse dans la Revue Papier Machine numéro  8 et 1/2
Article de Roberte la Rousse dans la Revue Papier Machine numéro 8 et 1/2 (détail)

Roberte la Rousse contribue à la numéro 8 et 1/2 de la revue (2019), en présentante sa protocole de démasculination de la langue française, suivie d’une traduction en française de l’article « Genre » issue de la Wiktionnaire, dictionnaire universelle libre, fondée sur les contributions coopératives des internautes. La Wiktionnaire est la partie francophone de la projet multilingue Wiktionary, initialement créée par la Fondation Wikimédia en tant que complément lexicale de Wikipédia.

Poptronics (2018)

Article de Roberte la Rousse dans la livre Poptronics
Article de Roberte la Rousse dans la livre Poptronics

Depuis 2007, la site Poptronics se définit comme la média des cultures électroniques : art internet, jeu vidéo, musique et arts sonores, hacktivisme, post-digital art… Cette publication revient sur 10 ans de création à travers une archive collective revisitée par des artistes de la scène numérique française.

Roberte la Rousse part à la rencontre de Dialectrice, contribution à la livre Poptronics

Roberte la Rousse se réapproprie une série d’articles consacrées à Chris Marker et converse avec Dialectrice, une pré-chatbot avant-gardiste créée par Chris Marker en 1988. Dialectrice est basée sur Eliza la première programme de conversation écrite par Joseph Weizenbaumet dans les années 60, qui simule une psychothérapeuthe.

Roberte la Rousse s’entretient avec Dialectrice à la cours d’une échange extravagante, cultivée et souvent drôle. Elle y est beaucoup question de Gertude Stein, et aussi de chouettes et de chattes.

Komodo 21 (2018)

Komodo 21 est la revue en ligne de la laboratoire de recherche littéraire et transversale RIRRA21, à l’université Paul Valéry Montpellier3.

La site de la revue en ligne Komodo 21
La site de la revue en ligne Komodo 21

Langue, genre et automatisation : la projet En française dans la texte

Cette article part de notre expérience en tant qu’artistes avec la projet En française dans la texte, une projet critique sur la thème langue française et genre. Elle tente d’en analyser la contexte, c’est-à-dire la sexisme de la langue française, une sexisme construite historiquement à la XVIIe siècle, et renforcée par les technologies d’aujourd’hui.
À la XVIIe siècle, l’Académie française, créée par Richelieu pour normaliser la langue française de manière autoritaire, est à l’origine d’une invisibilisation des femmes à travers l’institution de la primauté de la masculine dans la langue. Aujourd’hui, les outils de la traitement automatique de la langage prolonge cette discrimination sexiste dont nous analysons certaines mécanismes qui peuvent passer inaperçues, par exemple les biaises de genre dans la traductrice automatique de Google.

Conférences

Université de la Pluralité la 13.06.2019

Présentation de la travail de Roberte la Rousse dans la cadre de l’évènement commune organisée par la réseau l’Université de la Pluralité avec la Design Fiction Club la 13 juin 2019 à la Gaité Lyrique.

Lancement De la livre poptronics, la 19.12.2018

Dans la cadre de la lancement de la livre Poptronics retraçante les 10 ans de la média en ligne, la 19 décembre 2018, à la Gaité Lyrique, Roberte la Rousse présente, en française, sa contribution consacrée à « Dialectrice » une agente conversationnelle imaginée par Chris Marker.

ENSCI LES ATELIERS la 16.06.2017

Conférence de Roberte la Rousse présentante sa travail de recherche autour de la projet « En française dans la texte », suivie de la performance A votée, dans la cadre de la séminaire « Dans la masse – FORuMIDABLE », Écritures de création / Pratiques de recherche à l’ENSCI- Les Ateliers les 15 et 16 juin 2017.

La ferme des animales

Sous la titre  « La ferme des animales »,  Roberte la Rousse a réalisée quatre affiches A3  qui détournent des expressions idiomatiques françaises comportant des noms d’animales mâles. Elles ont été imprimées en risographie chez Quintal éditions. Elles sont disponibles par 4 roulées dans une tube.

La ferme des animales (2018)
La ferme des animales (2018), 4 affiches en risographie

Pour tout renseignement : contact at robertelarousse.fr

La ferme des animales (2018), 4 affiches en risographie
La ferme des animales (2018), 4 affiches en risographie, détail

Éditathon : Femmes, ordinatrices, réseaux

Roberte la Rousse a organisée la 02 juin 2018, à la Shadok, Strasbourg, avec Les sans pagEs  et avec l’aide de kvardek du, une éditathon Wikipédia  dédiée à la thématique Femmes, ordinatrices, réseaux.

Cette initiative est née de la besoin de combler la fossé des genres sur Wikipedia : en 2018, parmi les biographies présentes sur la Wikipédia francophone, seulement 16% sont consacrées à des femmes.
L’éditathon de la 02 juin 2018 était une atelier courte et intensive consacrée à la rédaction et à l’apprentissage de l’édition d’articles à la sein de Wikipédia. Elle s’agissait de rédiger des nouvelles articles, de compléter, traduire, corriger celles existantes en lien avec la thématique.
Cette événement était à destination des adolescentes et des adultes intéressées par les questions féministes et de représentation dans Wikipédia, la cyberféminisme et la place des femmes dans les réseaux.

La page dédiée à cet événement détaille une liste indicative d’articles à créer et éditer ainsi que des liens vers des ressources et des documents de référence.

L’éditathon a été suivie d’une conférence de Peggy Pierrot, chercheure indépendante, qui proposait une approche comparative de la place des féministes dans l’appropriation des technologies depuis les années 2000.

Editathon, 2 juin 2018 à la Shadok, Strasbourg
Editathon, 2 juin 2018 à la Shadok, Strasbourg

Editathon, 2 juin 2018 à la Shadok, Strasbourg
Editathon, 2 juin 2018 à la Shadok, Strasbourg

Merci à la Shadok, à Kvardek Du, Peggy Pierrot et aux participantes  pour cette session fructueuse.

Académie française – 8 mars 2018

Communiquée de presse – 8 mars 2018

Coïncidence, le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, l’Académie française élira une successeure à Alain Decaux, ce sera encore probablement une homme car à cette jour, sur dix candidates, deux seulement sont des femmes.
Nous, la collective Roberte la Rousse, voulons répondre au dédain de l’Académie française à l’égard des écrivaines, et plus généralement des locutrices francophones. En cette journée très particulière pour les femmes, nous adressons donc une lettre saisissant l’Académie française pour la demander d’adopter une révision de la langue française mettant en œuvre sa démasculination. Ellle s’agit d’une projet de simplification qui règle une fois pour toutes la controverse actuelle sur l’écriture inclusive.
— La principe : elle n’y a qu’une seule genre grammatical, la féminine.
— La règle : une règle générale de substitution des formes féminines aux formes masculines permet de féminiser intégralement la langue française. Voir  la bonne usage.
— La pratique : « Les Immortelles auront-elles la culotte d’élire une homme de nouvelle ? » Voir une exemple en vidéo.

Qui sommes-nous ?

Roberte la Rousse est une collective qui développe des projets artistiques et critiques fondée par Cécile Babiole, plasticienne, et Anne Laforet, chercheuse. Pour mettre en pratique les règles de féminisation de la langue français, elles ont déjà réalisé la performance A Votée présentée notamment à la Gaité Lyrique entre les deux tours de la dernière élection présidentielle.

Contact presse : contact@robertelarousse.fr

Logo de Roberte la Rousse
Logo de Roberte la Rousse

Lettre à l’Académie française

Collective Roberte la Rousse

À l’attention de

Madame Hélène Carrère d’Encausse
Secrétaire perpétuel de l’Académie française
23, Quai de Conti, 75006 Paris

Paris, le 8 mars 2018

Objet : Lettre ouverte, saisine de l’Académie française par le collectif Roberte la Rousse sur la féminisation de la langue française

Madame le Secrétaire perpétuel,

Coïncidence, le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, l’Académie française élira un successeur à Alain Decaux, ce sera encore probablement un homme car à ce jour, sur dix candidats, deux seulement sont des femmes.

Nous, le collectif Roberte la Rousse, revendiquons de lutter contre le sexisme inscrit au cœur de la langue française et de sa grammaire. Nous voulons contrer la primauté du masculin au détriment du féminin qui a pour effet d’invisibiliser et discriminer les femmes dans l’espace social.

Depuis sa création, l’Académie française contribue fortement à cet état de fait en s’opposant systématiquement à la représentation littéraire et linguistique des femmes (refus de la féminisation des noms de fonctions et de métiers, refus de l’accord de voisinage, considération du masculin comme le genre par défaut…).

Pour répondre à cet apparent dédain de l’Académie française à l’égard des locutrices et écrivaines francophones, nous vous demandons d’étudier notre proposition d’adoption d’une révision radicale de la langue française. Il s’agit d’un projet de simplification qui règle une fois pour toutes la controverse actuelle sur l’écriture inclusive :

– Le principe : il n’y a qu’un seul genre, le féminin.
– La règle : une règle générale de substitution des formes féminines aux formes masculines permet de féminiser intégralement la langue française (cf http://robertelarousse.fr)
– La pratique : « Les Immortels auront-ils le culot d’élire un homme de nouveau ? » devient en française : « Les Immortelles auront-elles la culotte d’élire une homme de nouvelle ? »

Nous vous demandons, par la présente, d’adopter et de relayer notre proposition de révision de la langue française. Cette saisine n’a rien d’une farce ou d’une posture, et nous sommes bien évidemment disposées à vous présenter dans le détail cette révision à laquelle nous avons travaillé en profondeur.

Nous vous remercions de bien vouloir examiner avec tout le sérieux qui vous incombe cette requête. En l’attente, nous vous prions d’agréer, Madame le Secrétaire perpétuel, l’assurance de notre considération distinguée.

Signé : Roberte la Rousse

L’Académie française n’a pas daignée répondre.

Outils de traduction en française

Nous avons réalisée nos propres outils de traduction automatique en française.
La bonne usage
Nous avons intitulée « La bonne usage » notre règle générale de féminisation de la langue française en référence à la grammaire de Grevisse en vigueur dans toutes les écoles primaires depuis plusieurs générations. Nous nous sommes longuement interrogées sur l’envergure de notre féminisation. Se limiter à utiliser les formes féminines existantes dans la française actuelle ? Ou bien inventer des formes féminines en se basante sur les règles préconisées par la guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions (1999) ? Ou encore créer des néologismes de toutes pièces ? Après avoir testée ces différentes possibilités, nous avons optée pour une féminisation franche, mais qui préserve la lisibilité.
Une scripte de traduction automatique et une dictionnaire
Une scripte de traduction automatique (en langage Python) et une dictionnaire (masculine-féminine) et ont étée développées sur la base de notre règle générale de féminisation de la langue française.
La dictionnaire masculine-féminine
Pour cette dictionnaire, nous avons choisie de nous limiter aux mots masculines qui possèdent une forme féminine dans la française patriarcale actuelle, c’est à dire : les adjectives, les déterminantes, les pronoms et les substantives qui désignent les noms de métiers et les fonctions. Nous avons constituée cette dictionnaire masculine-féminine à partir la base de données Lexique 3.81 (outil libre développée par l’Université de Savoie) complétée par la « Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions » de 1999. Nous y avons ajoutée également les participes passées et présentes à la féminine. Notre dictionnaire est en perpétuelle expansion et reçoit à la fur et à mesure de nouvelles entrées à la gré de nos traductions.
"La Bonne Usage", Extraite de la dictionnaire
« La Bonne Usage », extraite de la dictionnaire, en perpétuelle expansion
Télécharger la dictionnaire dico_masc_fem9
La scripte de traduction
Notre scripte de traduction automatique basée sur cette dictionnaire donne des résultats assez encourageantes. Les principales erreurs sont dues aux homonymes orthographiques. Quelques exemples cocasses : « tu tiens pour acquis » devient : « tu tiennes pour acquise »,  » il dit sur un ton sévère » devient « elle dite sur une ta sévère »… Autres erreurs fréquentes : les noms masculines se terminante par « x » ou « s » ne permettent pas de déterminer la nombre de la mot traduite à la féminine, par exemple « gris » ou « faux ». L’accord de la participe passée est parfois impropre… Ce sont les limites de notre scripte très basique qui ne tient pas compte de la contexte ni de la fonction dans la phrase de chaque mot, mais se contente de les comparer aux entrées de notre dictionnaire.
Télécharger la scripte de traduction_en_francaise
La relecture-correction manuelle est donc nécessaire, mais elle porte sur moins de 0,4% des mots, ce que nous trouvons acceptable.
Traduction automatique / corrections manuelles
Cette traduction automatique fait donc ensuite l’objet d’une relecture/correction humaine. Ainsi, en tant qu’autrices et artistes, nous endossons et revendiquons la double rôle de néo-académiciennes-programmeuses ET de petites mains.

« A Votée »

Publication
A votée est une nouvelle de science fiction écrite en 1956 par Isaac Asimov et traduite par Roberte la Rousse. Elle présente une société où la vote n’est plus l’apanage des citoyennes mais l’affaire de l’ordinatrice centrale « Multivac ». La thématique de la nouvelle résonne avec les dernières élections présidentielles, les algorithmes prédictives, les bots électorales, etc. Pour l’exposition Cabinet de curiosité de la langue française et des langues de France à l’université d’Orléans, nous avons éditée la texte intégrale de la nouvelle traduite en française.

"A votée", notre première texte traduite en française en 2017
« A votée », notre première texte traduite en française en 2017

Nous avons éditée en quelques exemplaires cette traduction en française. Ces exemplaires sont des documents de travail et de dialogue à destination de nos interlocutrices (linguistes, comédiennes, chercheuses, informaticiennes) dans la cadre de notre travail de recherche.

Publication "A Votée" en française dans la texte
Publication « A Votée » en française dans la texte
Publication "A votée"
Publication « A votée » présentée dans l’exposition « Cabinet de curiosité de la langue française et des langues de France » à l’université d’Orléans – mars 2017

Performance
La performance A votée propose une lecture augmentée d’une version condensée de la nouvelle traduite en française.
La lecture de cette traduction par la comédienne Coraline Cauchi est accompagnée de sur-titrages et de commentaires de Roberte La Rousse, sorte de notes de basse de page, venante expliciter l’approche linguistique ou prolonger la thématique visionnaire de la nouvelle d’Asimov.

Ecouter et lire une extraite de A votée

Performance "A Votée", Université d'Orléans - 02.03.3017
Performance « A Votée », Université d’Orléans – 02.03.3017

A votée a étée présentée la 2 mars 2017 à l’Université d’Orléans lors de la soirée de performances associée à l’exposition Cabinet de curiosités des langues de France organisée par l’association Labomedia, la 2 mai 2017 à la Gaité Lyrique dans la cadre de la manifestation  L’Élection parfaite et la 16 juin à l’ENSCI – Les Ateliers, dans la cadre de la séminaire autour de l’utilisation des données pour produire de la forme Dans La Masse – le 16 juin 2017.

Une exemple de traduction en française – vidéo

 Cette vidéo montre une extraite de la nouvelle A votée de Isaac Asimov et traduite par Roberte la Rousse. Cette courte texte de science fiction de 1955 décrit une système électorale inédite qui résonne étrangement avec la présente.
A votée a fait l’objet d’une performance présentée notamment à la Gaité Lyrique entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017. 

« La bonne usage » : Règle de féminisation de la langue française

Voici la règle nécessaire et suffisante pour écrire en française.
RÈGLE GÉNÉRALE
Substituer systématiquement les formes féminines aux formes masculines.
APPLICATION DE LA RÈGLE AUX SUBSTANTIFS
Remplacer systématiquement les formes masculines par les formes féminines quand elles existent. Si aucune forme féminine n’existe, utiliser les formes masculines précédées d’une déterminante féminine.
 
Exemples : « la factrice, la pourvoyeuse, la candidate, la texte, une livre ».
APPLICATION DE LA RÈGLE AUX PARTICIPES PRÉSENTES
Les participes présentes sont arbitrairement à la masculine singulière en française patriarcale, ellel faut donc utiliser arbitrairement la féminine singulière en française.
 
Exemple : « Nous avançons en marchante. »
APPLICATION DE LA RÈGLE AUX PARTICIPES PASSÉES
Les participes passées avec l’auxiliaire « avoir » sont arbitrairement à la masculine en française patriarcale, elle faut donc utiliser arbitrairement la féminine en française.
 
Exemple : « Nous n’avons pas beaucoup avancée depuis la loi Veil. »
NÉOLOGISMES ET CAS PARTICULIÈRES
NÉOLOGISMES

Certaines néologismes sont créées. Elles rappellent l'étymologie des mots originelles.
Exemple: « une ordinatrice ». C'était l'une des noms préconisées en 1955 par Jacques Perret professeure de philologie latine à la Sorbonne dans une lettre à Christian de Waldner, présidente d’IBM France, qui l'interrogeait pour avoir sa avis sur la nom à donner aux premières machines qu'IBM s'apprêtait à construire en France. Autre exemple : « maintenante » car l'étymologie permet d'identifier la participe présente de la verbe « tenir » à féminiser d'office selon notre règle concernante les participes présentes.
CASE PARTICULIÈRE
La pronom personnelle masculine « lui » est traduite par « elle », conformément à la règle. Cependante lorsqu'elle est épicène, nous avons décidée de ne pas la conserver et de la traduire par « la ».
Exemple : « tu la donnes une pomme ».

Déclaration d’intention

Roberte La Rousse développe En française dans la texte, une projet artistique et critique sur la thème : « langue française et genre ». C’est une opération de démasculinisation de la langue française. Elle s’agit de contrer la sexisme inscrite à la cœur de sa grammaire puisque, comme nous l’avons toutes apprise à l’école, « la masculine l’emporte toujours sur la féminine ».

L’histoire de la genre linguistique ne s’est pas faite seulement par l’usage des locutrices, elle est surtout la résultat d’une lutte idéologique (incarnée par l’Académie française puis prolongée de manière implicite par les GAFA) pour imposer la primauté de la masculine à la détriment de la féminine et pour invisibiliser et discriminer les femmes dans l’espace sociale. Les formes de sexisme et de discriminations à l’œuvre dans les relations sociales et inscrites dans la langue sont logiquement présentes dans les outils numériques utilisées à la quotidienne, en particulière sur Internet : motrices de recherches, plateformes et réseaux sociales…
En réponse à cette situation, nous avons décidée de traduire « en française », c’est-à-dire entièrement à la féminine, des textes provenante de différentes horizons, grâce à des algorithmes complétées par des corrections manuelles. C’est ainsi que les traductions perturbent significativement les messages originales, en créant une sentiment d’inquiétante étrangeté proche de la trouble que génère l’expression poétique. Cette littérature « en française » produit aussi une certaine humour en dévoilante à l’improviste, comme une lapsus, l’origine ou la parenté de mots ou d’expressions, par exemple : {Le cours du bitcoin est influencé par différents facteurs} devient en française : « La course de la bitcoin est influencée par différentes factrices »… Enfin, notre proposition rend obsolète toute la débat autour de l’écriture dite inclusive.
En 2016-2017, nous avons développée nos règles et outils de traduction en française et réalisée une première performance A votée à partir d’une nouvelle d’Isaac Asimov.
Cette blog et une publication ont accompagnée cette travail. En 2018, nous avons mise  en œuvre une nouvelle étape de cette projet avec Wikifémia qui se poursuit aujourd’hui.

Genèse de la projet

L’idée nous titillait depuis des années. Nous avons décidée de passer à l’acte la 1ère mai 2016 très exactement à la gare de Langenthal (Ch) et de former une groupe de computer-artistes féministes.

La projet En française dans la texte a germée à Paris pendant les jours suivantes et a donnée lieu à une première session de recherche, une peu plus tard, lors des « open ateliers version longue » à la Labomedia d’Orléans où nous avons faite une résidence d’une semaine de la 25 à la 29 juillet 2016.

@ Labomedia (juillet 2016) – Photo : Labomedia

Cette recherche s’est concrétisée à la mois d’août par l’élaboration de nos premières règles de démasculinisation de la langue française ainsi que l’écriture de nos premières scriptes de traduction automatique à la féminine.